Le cloud (privé) est démodé (mort)
Je l'ai conçu, géré, vu grandir de mes mains. Et pourtant : le cloud privé est mort. La vérité fait mal.
Et je reste poli, ne le dites pas trop fort... le cloud privé est mort. Trop dur ? La vérité fait mal. Voit-on encore beaucoup de gens taper à la machine à écrire ? Utilisez-vous encore une connexion 56k ? Non, non y no, Señoras, Señores. Toute technologie va et vient ; le mot-clé, c'est l'innovation.
Le cloud privé meurt à un rythme tel qu'investir davantage dans le matériel comme stratégie est une impasse. Bien sûr, nous avons toujours besoin de datacenters et de puissance de calcul - et sa forme la moins chère reste ce bon vieux serveur. Le blade hyperconvergé simplifie la gestion : mais ce n'est qu'une mise à niveau.
"Faut-il passer au cloud ?" est une terrible question
Se demander en 2018 s'il faut migrer vers le cloud, c'est comme se demander en 2005 : "Allons-nous vraiment utiliser Internet ?". C'est économique, pratique, simple. Et de grâce, évitez l'argument sécurité / localisation des données : pensez-vous vraiment vous défendre mieux contre le piratage qu'Amazon ou Microsoft ?
Cloud privé, je suis désolé. Je t'aime, je t'ai fait. Je t'ai conçu, géré, aidé à grandir. Tu es un grand garçon maintenant. Mais tu es lent, peu extensible, et tu coûtes cher.Yann Tromeur
Le cloud privé n'est qu'un rack (ou des racks) dans une salle serveur : pas multi-régional, presque jamais d'élasticité. Le Luxembourg est un exemple typique de "nationalisme IT" - mais seulement parce que certains pays n'ont pas encore de datacenter public local. Or les géants s'implantent vite. Quand chaque pays aura le sien, à quoi bon une infrastructure privée locale ?
L'essor de l'IA, de la blockchain et du serverless va clouer le cercueil : ces technologies ne se diffuseront pas assez vite au cloud privé. La prochaine fois qu'on en parlera, on dira "hybride" : nos datacenters serviront surtout de sauvegarde. Cela dit, j'écoute encore mes vinyles de temps en temps. Alors on ne sait jamais... le cloud privé pourrait ressusciter.
L'IA à l'épreuve
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