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Comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer l'IA

J'ai fait écrire un article par une IA en cinq minutes. Le résultat ? Du copier-coller habile - et une vraie question d'éthique.

La semaine dernière, j'ai consacré cinq jours à écrire sur l'IA. La direction est claire : nous prenons un chemin. Mais concrètement, qu'est-ce qui est déjà disponible aujourd'hui ?

Avec ai-writer.com, on me promet une "création de contenu rendue efficace". Vraiment ? J'ai voulu tester sur mon prochain sujet : les aspects techniques de Google Duplex. J'aurais pu googler et rédiger moi-même. Non : je laisse la machine s'en charger. Quelques minutes plus tard, l'article était là, prêt.

Le verdict : un copier-coller déguisé

Ai-writer "google pour vous" et assemble des phrases piochées ailleurs. Pas si malin. Mais j'obtiens une sorte de résumé accompagné de ses sources, précieux comme deuxième source d'information. Réordonné par mon assistant non artificiel - moi - cela ressemble à un article.

L'aveu

Si je ne vous avais pas dévoilé l'astuce, comme pour la démo de Duplex elle-même, vous n'auriez jamais deviné que j'y ai passé cinq minutes. J'aurais pu vous duper.

Seule l'éthique m'empêche d'en revendiquer le mérite. En pure création, nous sommes encore loin d'une œuvre originale : la machine n'a fait que copier des phrases. Bientôt, mes amis : un simple "OK Google, écris-moi un article et publie-le sur mon blog", et ce sera fait. L'écriture d'abord, la musique ensuite, puis quoi ? Votre prochain youtubeur préféré sera peut-être une machine.

La machine ne peut être tenue pour responsable. Si nous voulons préserver une créativité humaine, il nous faut une éthique et des garde-fous décents sur ce que nous pouvons - ou non - faire de cette technologie.

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