Comment manger un éléphant ? – une approche épicurienne de la gestion de projet – seconde partie

La digestion peut être difficile

 

Les morceaux d’éléphant ne seront pas du goût de tout le monde. Les cuisiniers auront des recettes (méthodes) différentes les uns des autres, des temps de cuisson plus ou moins long, des goûts résultants plus ou moins agréable.

 

Les gens attablés (fournisseurs, clients, autres employés) auront donc une expérience différente en fonction du morceau, de la cuisson et de son cuisinier.

 

 

Certains vont commencer à manger avec fin, certains mâcher plus efficacement que d’autre, certains vont en redemander… D’autres peuvent ne pas apprécier et quitter la table, après la première bouchée ou la quinzième.

 

L’être humain est programmé pour survivre. Manger nous aide à vivre. Mais nous avons évolué : plus besoin de partir à la cueillette pour manger, fini la chasse ou la pêche infructueuse.

 

Désormais autant de goûts à découvrir, de recettes que d’être humain aux rayons de notre supermarché.

 

Votre éléphant, si bien découpé soit-il, si bien préparé soit-il, doit toujours être cuisiné en fonction des mangeurs : salé, pas trop, épicé, plus etc… votre équipe de cuisiniers doit bien avoir conscience de cela, il faut leur rappeler régulièrement.

 

La formalisation de vos recettes, leurs explications, leurs exécutions doivent être précises et toujours prendre en compte les attentes de vos clients.

 

La difficulté est qu’il faut aussi les surprendre de temps en temps, changez de recette sinon l’ennui risque de vous faire perdre de bons mangeurs.